"Il s'agit d'éviter que l'organisateur du scrutin qu'est le ministre de l'Intérieur en soit le protagoniste".
Il est évident que la France, république bananière, est un pays où on bourre les urnes.
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Mr Hollande me fait, comme à son habitude pitié, lorsqu'il déclare:
"Cinq ans après avoir gouverné le pays, à partir d'une élection dont on sait le caractère exceptionnel, ayant eu tous les pouvoirs à sa disposition, la droite, et je porte ici une accusation grave, a affaibli la France". "La France est aujourd'hui appauvrie, sept millions de pauvres vivent avec moins de 800 euros par mois et il y a aujourd'hui un Français sur quatre qui est touché par les phénomènes de pauvreté".
C'est comme si un gouvernement pouvait en l'espace de cinq ans avoir fait passer la France d'un paradis rose en enfer bleu, comme si la gauche avait résolu tous les problèmes de pauvreté et que les RMIstes étaient apparus comme une génération spontanée.
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Enfin il nous a sorti un admirable "la droite et son candidat qui inquiètent, la gauche et sa candidate qui rassurent".
"Inquiéter", "rassurer". guignol a résumé là où va se jouer la campagne : sur des sentiments, et non des arguments. Normal, le PS en manque cruellement.
En résumé, s'il y a bien quelque chose qui m'a toujours énervé à gauche, c'est cette profonde capacité à donner des leçons avec, en plus, cette suffisance pompeuse qui finit toujours par se retourner contre vous.
